La Tanzanie possède une histoire marquée par des affrontements et des luttes d’influences entre les populations d’Afrique de l’Est, les marchands et les colons. L’héritage laissé par cette multitude d’influences se retrouve dans la culture extrêmement diversifiée du territoire : le mélange des traditions tribales avec les traces laissées par les Européens s’ajoutent aux nombreuses reliques arabes, indiennes et asiatiques. Un bon nombre de monuments et de lieux historiques témoignent de ce passé riche et chargé, dans le cadre incroyable des terres africaines.

Un territoire très convoité

Il reste assez peu de traces de ce qu’est la Tanzanie avant le XIXe siècle. On soupçonne cependant qu’elle a abrité, au cours de la Préhistoire, parmi les tout premiers hommes, dont on peut constater le passage sur des sites comme celui des gorges d’Olduvai ou celui d’Isimila. Avant la colonisation, des tribus s’étaient partagées les territoires, parmi lesquelles les Maasaï, peuple bien connu. Du côté de Zanzibar, l’archipel, repéré depuis l’Antiquité, prolifère rapidement grâce aux influences indiennes et arabes qui en font un centre de commerce majeur. Le quartier de Stone Town semble n’avoir jamais quitté l’époque faste des marchands et des artisans étrangers, qui développent l’art de vivre, l’artisanat et la gastronomie.

A l’époque des grandes découvertes, Vasco de Gama se penche sur les terres d’Afrique de l’Est et sur ses cité-états. Certaines, comme celles de Kilwa ou le site archéologique de Kaole, permettent encore d’admirer les mosquées et les palais du Moyen Âge. Les explorateurs portugais ont une grande influence jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle les populations locales se rebellent. Ce sont alors les Britanniques qui s’intéressent à la région, en envoyant leurs plus grands explorateurs, comme John Speke, qui nomme le lac Victoria en l’honneur de sa reine et David Livingstone. De nombreux bâtiments typiques sont érigés, comme la cathédrale anglicane de Zanzibar ou la Cathédrale Saint-Joseph de Dar es-Salaam. La division des terres anglaises et allemandes donne au territoire un premier nom : Tanganyika. C’est également à cette époque que Dar es-Salaam est choisie comme capitale.

Cathédrale Saint-Joseph - Dar es-Salaam

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L’indépendance et l’affirmation de la culture

A la fin de la Première Guerre mondiale et une fois la défaite allemande prononcée, les Britanniques dominent encore la région. Il faut attendre 1953 pour que Julius Nyerere, à la tête du parti TANU, demande l’indépendance au Royaume-Uni, qui l’accorde sans discuter le 9 décembre 1961. Nyerere devient alors le premier président en 1962, après des élections. Personnage emblématique, il est le père du régime démocratique de Tanzanie et meurt en 1999. Il est secondé dans ses fonctions par Karume, devenu vice-président de Tanzanie après la fusion de Zanzibar et de Tanganyika en un seul état uni, le 26 avril 1964.

Malgré une guerre de deux ans avec l’Ouganda en 1978, la Tanzanie a conservé ses terres et se visite autant pour son histoire mouvementée que pour ses traditions ancestrales. Aujourd’hui, le territoire reste préservé et comporte de nombreux parcs naturels et aires protégées, comme celle du Ngorongoro. Il est possible de trouver à Arusha ou dans la capitale de petits villages reconstitués typiques qui font revivre les modes de vie des anciennes populations tanzaniennes.

Habitations traditionnelles - Tanzanie

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